quinta-feira, 7 de março de 2013

Um americano em Roma
para a cátedra de Pedro

Sandro Magister
Talvez o arcebispo de Nova Iorque. Ou então o de Boston. No trilho de Bento XVI mas com, para mais, um varapau para combater o mau governo. Mas a Cúria resiste e contra-ataca, empurrando para a frente um cardeal brasileiro em quem tem confiança.

(Segue-se a continuação em francês e inglês)

Un Américain à Rome,
vers la chaire de Pierre
Peut-être l'archevêque de New-York. Ou bien celui de Boston. Dans le sillage de Benoît XVI avec, en plus, un fouet pour combattre la mauvaise gouvernance. Mais la curie résiste et contre-attaque, en poussant en avant un cardinal Brésilien en qui elle a confiance.

par Sandro Magister

ROME, le 7 mars 2013 – Le pari le plus facile à faire est que le prochain pape ne sera pas italien. Mais pas non plus européen, africain, ou asiatique. Pour la première fois dans l’histoire bimillénaire de l’Église, le successeur de Pierre pourrait venir des Amériques. Ou, si l’on veut hasarder une prévision plus précise : de la Grande Pomme.

Timothy Michael Dolan, archevêque de New-York, 63 ans, est un grand costaud du Midwest au sourire radieux et à la vigueur débordante, précisément cette "vigueur du corps et de l'esprit" que Joseph Ratzinger a reconnu avoir perdue et qu’il a jugée nécessaire pour son successeur, afin que celui-ci puisse bien "gouverner la barque de Pierre et annoncer l’Évangile".

Le titre du programme du futur pape se trouvait déjà dans l’acte de renonciation de Benoît XVI. Et bon nombre de cardinaux se sont rapidement souvenus de la vivacité visionnaire avec laquelle Dolan avait développé précisément ce thème, dans son italien "primitif" - le mot est de lui- mais pétillant, au cours du consistoire de l’an dernier, alors que, archevêque de New-York, il était sur le point de recevoir la pourpre:

> L'annuncio del Vangelo oggi

Ce consistoire du mois de février 2012 avait fait l’objet de nombreuses critiques. Cela faisait des semaines qu’étaient publiés des documents brûlants provenant des bureaux du Vatican ou même, pour certains d’entre eux, très confidentiels, de la table de travail du pape, le but étant de combattre publiquement l’avidité, les conflits, les méfaits d’une curie à la dérive.

Et pourtant, bon nombre de nouveaux cardinaux créés à cette occasion par Benoît XVI étaient des Italiens, des cardinaux de curie et, pire encore, ils étaient très liés au secrétaire d’état, Tarcisio Bertone, universellement considéré comme le principal coupable de la mauvaise gouvernance.

Le pape Joseph Ratzinger ajusta le tir peu de temps après, au mois de novembre, en procédant à six autres nominations cardinalices, toutes extra-européennes, dont celle de l’étoile montante de l’Église d'Asie, le Philippin de mère chinoise Luis Antonio Gokim Tagle.

Mais la fracture restait intacte. D’un côté, il y avait les féodaux de la curie, défendant avec acharnement leurs centres de pouvoir respectifs. De l’autre, il y avait l'œcoumène d’une Église qui ne supporte plus que l'annonce de l’Évangile dans le monde et le lumineux magistère du pape Benoît soient obscurcis par les tristes descriptions de la Babylone romaine.

Cette même fracture caractérise également le conclave qui va commencer. Dolan est le candidat-type qui représente le tournant purificateur. Il n’est pas le seul mais il est certainement le plus représentatif et le plus audacieux.

Toutefois, du côté opposé, les magnats de la curie font barrage et contre-attaquent. Ils ne poussent pas en avant l’un des leurs, car ils savent que, s’ils agissaient ainsi, la partie serait perdue dès le départ. Ils essaient de percevoir l’atmosphère du collège cardinalice et parient eux aussi sur un endroit éloigné de Rome, au-delà de l'Atlantique, non pas dans la partie nord mais dans la partie sud de l'Amérique.

Ils regardent en direction de São Paulo, au Brésil, où se trouve un cardinal né d’émigrés allemands, Odilo Pedro Scherer, 64 ans. Bien connu à la curie, celui-ci a passé plusieurs années à Rome, où il a été le collaborateur du cardinal Giovanni Battista Re lorsque celui-ci était préfet de la congrégation pour les évêques, et aujourd’hui il fait partie du conseil cardinalice de contrôle de l’IOR, la "banque" du Vatican, fonction dans laquelle il a été confirmé il y a quelques jours et pour laquelle il a Bertone comme président.

Scherer est le candidat idéal pour cette manœuvre tout à fait romaine et curiale. Peu importe le fait qu’il ne soit pas populaire au Brésil, même parmi les évêques. Lorsque ceux-ci ont été appelés, il y a deux ans, à élire le président de leur conférence, ils ont rejeté sans appel sa candidature. Et peu importe qu’il ne brille pas en tant qu’archevêque de la grande ville qu’est São Paulo, la capitale économique du pays.

L'important, pour les magnats de la curie, c’est qu’il soit docile et gris. L'auréole progressiste qui entoure sa candidature est d’origine purement géographique, mais elle peut aussi servir pour inspirer à quelques cardinaux naïfs l’envie d’élire le "premier pape latino-américain".

De même que, lors du conclave de 2005, les voix des cardinaux de curie et celles des partisans du cardinal Carlo Maria Martini s’étaient regroupées sur l'Argentin Jorge Bergoglio, dans une vaine tentative de blocage de l’élection de Ratzinger, cette fois encore une union du même genre pourrait se produire, regroupant sur le nom de Scherer des cardinaux de curie et des progressistes, ainsi que le très petit nombre des derniers anciens pro-Martini, de Roger Mahony à Godfried Danneels, l’un et l’autre faisant aujourd’hui l’objet de critiques en raison de leur conduite fuyante dans le scandale des prêtres pédophiles.

Le pape qui plaît aux cardinaux de curie et aux progressistes est, par définition, faible. Il plaît aux premiers parce qu’il les laisse agir comme ils le souhaitent. Et aux seconds parce qu’il fait une place à leur rêve d’une Église "démocratique", gouvernée "d’en bas".

Il n’est donc pas surprenant qu’un représentant bien connu du catholicisme progressiste mondial, l’historien Alberto Melloni, ait exprimé dans le "Corriere della Sera" du 25 février le souhait que le prochain conclave élise non pas un "pape shérif" mais "un pape pasteur", qu’il se soit moqué du cardinal Dolan et qu’il ait justement cité, comme étant, à son avis, les plus "capables de comprendre la réalité" et de déterminer "le résultat réel du conclave", quatre des principaux cardinaux de curie : les Italiens Giovanni Battista Re, Giuseppe Bertello, Ferdinando Filoni "et bien évidemment Tarcisio Bertone".

C’est-à-dire exactement ceux qui sont en train d’orchestrer l'opération Scherer. À ces quatre viendrait s’ajouter le cardinal de curie argentin Leonardo Sandri, dont on laisse entendre qu’il sera le futur secrétaire d’état.

Pour une curie ayant de telles idées, l’hypothèse de l’élection de Dolan suffit à elle seule à faire naître la terreur. Mais si Dolan était élu pape, il imprimerait également une secousse à cette Église faite d’évêques, de prêtres, de fidèles qui n’ont jamais accepté le magistère de Benoît XVI, son retour énergique aux articles du "Credo", aux fondamentaux de la foi chrétienne, au sens du mystère dans la liturgie.

Doté d’un grand talent pour la communication, Dolan est un ratzingerien à 100 % en matière de doctrine, mais aussi en ce qui concerne la vision de l’homme et du monde et le rôle public que l’Église est appelée à exercer dans la société.

Aux États-Unis, il est à la tête de ce groupe d’évêques partisans de la "discrimination positive" qui ont marqué la renaissance de l’Église catholique après des décennies de soumission aux cultures dominantes et de faiblesse face aux scandales de plus en plus nombreux.

En Europe et en Amérique du Nord - c’est-à-dire dans les régions où le christianisme est le plus anciennement implanté mais aussi le plus déclinant -aucune Église n’est plus vivante et plus en progrès que celle des États-Unis et aucune n’est plus libre et plus critique vis-à-vis des pouvoirs terrestres. Le tabou d’une Église catholique américaine identifiée à la première superpuissance mondiale, et donc incapable de jamais donner un pape, a disparu.

En réalité, ce qu’il y a d’étonnant dans ce conclave, c’est que les États-Unis disposent non pas d’un, mais bien de deux vrais "papabili". Parce que, en plus de Dolan, il y a l’archevêque de Boston, Sean Patrick O'Malley, 69 ans, un vrai capucin à bure et barbe.

L’appartenance de ce dernier à l’humble ordre de saint François ne constitue pas un obstacle à son accession au pontificat et n’est pas sans précédents illustres, puisque le grand Jules II, le pape de Michel-Ange et de Raphaël, était lui aussi franciscain.

Mais ce qui est le plus important, c’est que Dolan et O'Malley ne sont pas deux candidats opposés l’un à l’autre. Les voix qui se portent sur l’un peuvent, si nécessaire, se reporter sur l’autre, parce qu’ils sont tous les deux porteurs d’un unique projet.

Par rapport à Dolan, O'Malley a un profil moins clair en ce qui concerne la capacité de gouvernement. Cela pourrait le rendre plus acceptable pour certains cardinaux et lui permettre de passer ce seuil décisif des deux tiers des voix, soit 77 sur 115, qui pourrait au contraire rester infranchissable pour l’archevêque de New-York, plus énergique et, pour cette raison, beaucoup plus craint.

Le même raisonnement pourrait être appliqué à un troisième homme, le cardinal canadien Marc Ouellet,lui aussi très ratzingerien et riche de talents semblables à ceux de Dolan et O'Malley, mais encore plus indécis et timide que ce dernier en ce qui concerne les décisions opérationnelles. Dans un conclave où beaucoup d’attentes porteront sur la remise en ordre du gouvernement de l’Église, la candidature d’Ouellet, même si elle est prise en considération par les cardinaux électeurs, apparaît comme la plus faible des trois qui proviennent d’Amérique du Nord.

Le fait que, depuis Rome, le conclave imminent puisse porter ses regards au-delà de l'Atlantique signifie qu’il prend acte de la nouvelle géographie de l’Église.

Le cardinal Ouellet a été, dans sa jeunesse, missionnaire en Colombie. Le cardinal O'Malley parle l’espagnol et le portugais à la perfection et il a toujours eu comme activité prioritaire la pastorale des immigrés hispaniques. Le cardinal Dolan est le chef des évêques d’un pays qui a rejoint les Philippines en tant que troisième pays au monde pour le nombre de catholiques, derrière le Brésil et le Mexique. Et un tiers des fidèles présents aux États-Unis sont des "latinos", un chiffre qui s’élève déjà à la moitié en ce qui concerne les moins de 40 ans.

Il n’est pas étonnant que les cardinaux d'Amérique latine soient prêts à voter pour ces confrères d’Amérique du Nord. Et avec eux d’autres prélats de poids, comme l'Italien Angelo Scola, l'archevêque de Paris André Vingt-Trois, et l'Australien George Pell.

Une fois fermées les portes du conclave, de nombreuses voix pourraient se porter sur Dolan dès le premier tour de scrutin. Peut-être pas 47 comme pour Ratzinger au premier tour de 2005, mais en tout cas une bonne quantité.

La suite est inconnue.

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An American in Rome,
Bound for the Chair of Peter
Perhaps the archbishop of New York. Or that of Boston. In the footsteps of Benedict XVI, moreover with the lash against mismanagement in hand. But the curia is resisting and counterattacking, bringing forward a Brazilian cardinal in its trust.

by Sandro Magister

ROME, March 7, 2013 – The easiest bet is that the next pope will not be Italian. But not European, African, or Asian ether. For the first time in the bimillennial history of the Church, the successor of Peter could come from the Americas. Or to hazard a more targeted prediction: from the Big Apple.

Timothy Michael Dolan, archbishop of New York, 63, is a larger-than-life man from the Midwest with a radiant smile and overflowing vigor, precisely that “vigor of both body and mind” which Joseph Ratzinger recognized he had lost and defined as necessary for his successor, for the sake of properly “governing the barque of Peter and proclaiming the Gospel.”

In Benedict XVI's act of resignation there was found already the title of the program of the future pope. And many cardinals were quickly reminded of the visionary vivacity with which Dolan developed precisely this theme, with his“primordial” Italian, his words, but scintillating, at the consistory one year ago, when he himself, the archbishop of New York, was preparing to receive the scarlet:

> "We Gather as Missionaries, as Evangelizers…"

It was a highly criticized consistory, that of February 2012. For weeks, scorching documents had been flying out of Vatican offices and even from the ultra-private desk of the pope to spill out in public the covetousness, disputes, misdeeds of a curia adrift.

And yet, among the nine cardinals created by Benedict XVI, a good number were Italian, were of the curia, and worse, were tied with a double thread to the secretary of state, Tarcisio Bertone, universally believed to be the main culprit of mismanagement.

Pope Joseph Ratzinger adjusted his aim a while later, in November, with six more cardinalate appointments all from outside of Europe, including that of the rising star of the Church of Asia, the Filipino with Chinese mother Luis Antonio Gokim Tagle.

But the fracture remained intact. On one side the feudal lords of the curia, in strenuous defense of their respective centers of power. On the other the oecumene of a Church that no longer tolerates that the proclamation of the Gospel in the world and the luminous magisterium of Pope Benedict should be obscured by the pitiful chronicles of the Roman Babylon.

It is the same fracture that characterizes the imminent conclave. Dolan is the consummate candidate who represents the impulse in the direction of purification. Not the only one, but certainly the most representative and audacious.

On the opposite side, however, the magnates of the curia are closing ranks and counterattacking. They are not pushing forward one of their own, knowing that in this way the game would be lost from the start. They are sniffing the wind that blows in the college of cardinals and are themselves pointing far from Rome, across the Atlantic, not to the north but to the south of America.

They are looking to São Paulo, Brazil, where there is a cardinal born from German immigrants, Odilo Pedro Scherer, 64, who is well known in the curia, who was in Rome for years in the service of Cardinal Giovanni Battista Re when he was prefect of the congregation for bishops, and who today is part of the cardinalate council of supervision over the IOR, the Vatican “bank,”reconfirmed a few days ago with Bertone as its president.

Scherer is the perfect candidate for this maneuver, completely Roman and curial. It doesn't matter that he is not popular in Brazil, not even among the bishops, who when called to elect the president of their conference two years ago rejected him without appeal. Nor that he does not shine as archbishop of the great São Paulo, the economic capital of the country.

The important thing for the curial magnates is that he is docile and bland. The progressive halo that envelops his candidacy is of purely geographic derivation, but it too serves to ignite in some naïve cardinals the boast of electing the “first Latin American pope.”

As in the conclave of 2005 the votes of the curials and of the supporters of Cardinal Carlo Maria Martini converged together upon the Argentine Jorge Bergoglio, in a failed attempt to block the election of Ratzinger, this time as well a similar marriage could take place. Curials and progressives united around the name of Scherer, with the little that remains of the ex-Martinians, from Roger Mahony to Godfried Danneels, both under fire for their lax conduct in the scandal of pedophile priests.

The pope who pleases the curials and progressives is by definition weak. He pleases the former because he leaves them alone. And the latter because he makes room for their dream of a “democratic” Church, governed “from below.”

It should come as no surprise that an outspoken representative of worldwide progressive Catholicism, the historian Alberto Meloni, should have expressed the hope in “Corriere Della Sera” of February 25 that from the next conclave there should emerge not a “sheriff pope” but a "pastor pope,” should have scoffed at Cardinal Dolan and indicated precisely in four magnates of the curia the cardinals who in his judgment are most “capable of understanding the reality” and of determining “the effective result of the conclave”: the Italians Giovanni Battista Re, Giuseppe Bertello, Ferdinando Filoni, "and obviously Tarcisio Bertone".

That is, precisely the ones who are orchestrating the Scherer operation. To these four should be added the Argentine member of the curia Leonardo Sandri, who is rumored to be the next secretary of state.

For a curia constituted in this way, the mere hypothesis of the election of Dolan is fraught with terror. But Dolan as pope would also shake up that Church made up of bishops, priests, faithful who have never accepted the magisterium of Benedict XVI, his energetic return to the articles of the “Credo,” to the fundamentals of the Christian faith, to the sense of mystery in the liturgy.

Dolan is, in doctrine, a dyed-in-the-wool Ratzingerian, and moreover with the gift of being a great communicator. But he is also this in his vision of man and of the world. And in the public role that the Church is called to carry out in society.

In the United States, he is at the head of that team of “affirmative” bishops who have marked the rebirth of the Catholic Church after decades of subjection to the dominant culture and of yielding to the spread of scandal.

In Europe and in North America, the regions of most ancient but declining Christianity, there does not exist today a Church more vital and resurgent than that of the United States. And also more free and critical with respect to worldly powers. The taboo has vanished of an American Catholic Church that identifies itself with the primary global superpower and therefore can never produce a pope.

On the contrary, what is astonishing about this conclave is that the United States offers not one, but even two true "papabili." Because in addition to Dolanthere is the archbishop of Boston, Sean Patrick O'Malley, 69, with the robe and beard of the worthy Capuchin friar.

His belonging to the humble order of St. Francis is not an obstacle to the papacy, nor is it without illustrious precedents, because the great Julius II, the pope of Michelangelo and Raphael, was also a Franciscan.

But what matters most is that Dolan and O'Malley are not two candidates opposed to one another. The vote of the one could converge upon the other, if necessary, because both are bearers of a single plan.

With respect to Dolan, O'Malley has a less resolute profile as far as management abilities are concerned. And this could make him more acceptable to some cardinals, allowing him to cross the decisive threshold of two thirds of the votes, 77 out of 115, that could instead be withheld from the more energetic, and therefore much more feared, archbishop of New York.

The same reasoning could be applied to a third candidate, the Canadian cardinal Marc Ouellet, he as well of solid Ratzingerian backgroundand rich with talents similar to those of Dolan and O'Malley, but even more uncertain and timid than this latter in executive decisions. In a conclave that is focusing many of its expectations on the reordering of the governance of the Church, the candidacy of Ouellet, although taken into consideration by the cardinal electors, appears to be the weakest among the three North Americans.

By looking from Rome across the Atlantic, the imminent conclave is taking into consideration the new geography of the Church.

As a young man Cardinal Ouellet was a missionary in Colombia. Cardinal O'Malley speaks perfect Spanish and Portuguese and has always had as his preeminent activity the pastoral care of Hispanic immigrants. Cardinal Dolan is the head of the bishops of a country that has caught up to the Philippines in third place in the world for the number of Catholics, after Brazil and Mexico. And one third of the faithful of the United States are “Latinos,” and already half among those under the age of 40.

It is no surprise that the cardinals of Latin America should be ready to vote for these confrères of theirs from the north. And together with them other influential cardinals like the Italian Angelo Scola, the archbishop of Paris André Vingt-Trois, the Australian George Pell.

With the doors of the conclave closed, in the first scrutiny many votes could already fall upon Dolan, perhaps not the 47 of Ratzinger in the first vote of 2005, but still quite a few.

What comes next is unknown.



quarta-feira, 6 de março de 2013

O surgimento de uma nova espécie


Os indivíduos desta nova espécie são conhecidos como Homo sapiens semi-erectus imprestabilis e surgiram por involução natural descendente, a partir de indivíduos Homo Quase sapiens que passaram a assumir constante postura encurvada, fala incompreensível, mastigação contínua de chicletes, audição constante de músicas de péssimo gosto com volume semi-letal e movimentos espasmódicos de extremidades superiores que, segundo recentes pesquisas científicas, acarretam o surgimento de pernas mais curtas e um único e repugnante modo de caminhar sempre com as pernas abertas e arrastando os pés. Comprovou-se que esta marcha peculiar, também conhecida como «arrasta-forquilha», afecta seriamente as funções cerebrais, se é que a nova espécie as tem. Por isso, nunca espere desses indivíduos qualquer contacto com os olhos ou comunicação verbal inteligente. Além disso, a observação demonstra que a maioria absoluta dos indivíduos desta nova espécie recebe cesta-básica, vale-transporte, vale-refeição, bolsa-família, bolsa-escola, salário-desemprego e toda a espécie possível de ajuda do governo que também involui e, o pior de tudo, infelizmente, são muito férteis! Reproduzem-se como ratos! Além disso, possuem veículos velhos e imprestáveis que pouco valem, mas com instalações sonoras caríssimas para reprodução de raps, axé, punk/pancadão de estourar os tímpanos de toda a vizinhança. E assim se forjam as gerações do amanhã.



sábado, 2 de março de 2013

Januário corrige a Bíblia…

L. Lemos

Em entrevista à Antena 1 e RTP2 (1 de Março de 2013), o impagável, vaidosanas, agarra-o-tacho e herege Januário continuaria a divertir-nos se não fosse tão grave o que sai daquela boca, especialmente invocando Cristo. O que ele pretende não é corrigir erros internos da Igreja mas agravá-los.

As bacoradas são às dúzias, nomeadamente sobre o celibato dos padres, o governo da Igreja, o Papa, a política – enfim, sobre quase tudo em que mete o bedelho.

Questionado nessa entrevista sobre o caso Carlos Azevedo, declarou ele que a gravidade de um padre manter relações sexuais hétero e homo é igual. Mais, distinguir a gravidade entre os dois casos é «famigerada discriminação»! Portanto, para o indivíduo, relações sexuais indevidas e relações sexuais contranatura é de igual gravidade.

O impagável e herege Januário corrige Jesus Cristo. E também o Antigo Testamento.

Que respeito merece este pseudo-bispo falando em nome da Igreja?

Já chega de aturar gente desta. Já chega de porreirismo e punhos de renda com gente desta. É por causa de gente desta que a Igreja e o mundo estão como estão.

Mas é a estes palhaços que é dado tempo de antena. Sabendo-se quem manda nas antenas, percebe-se porquê.



NOTA: Os nossos limites ao referirmo-nos ao sujeito foram definidos por ele próprio quando se refere àqueles que ele considera impuros.


 

quinta-feira, 28 de fevereiro de 2013

O patriotismo e os cuidados a ter


Luís Lemos

Circula na net uma petição dirigida à Assembleia da República e denominada «Petição pela implementação de um código de ética político em Portugal».

O autor é Luís Portas, certamente um patriota, o que podemos deduzir pelo seu texto.

No entanto, e independentemente de uma análise mais pormenorizada do texto, o autor comete dois erros que merecem ser devidamente notados.

O primeiro, logo à vista, é ser redigido em acordez ortográfico, o que não é lá muito patriótico. Dá logo vontade de não assinar nada!

O segundo, pior ainda, é a sua fonte de inspiração, citada no texto e apresentada em anexo à petição. Com efeito, Luís Portas apresenta-nos um texto e os seus autores, como professores de ética política, que são um bando de espanhóis. E, a espanhóis, um patriota português terá sempre de mandá-los passear.

Caro Luís Portas, patriotismo, sim. Mas sem espanholada à mistura. Porque a espanholada põe em causa o nosso patriotismo. E quando digo nosso, parto do princípio de que também é patriota. Mas cuidado.


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quarta-feira, 27 de fevereiro de 2013

Novo Mundo e Mundo Novo

CRISTÓVÃO COLON EM PORTUGAL - MARÇO DE 1493

520º aniversário da viagem de regresso do descobrimento oficial da América.
Ciclo de conferências, visitas e exposições - 3 a 14 de Março de 2013


3/3: CASCAIS, Museu do Mar Rei D. Carlos, 16.00h
· «As viagens de Cristóvão Colon e a navegação à vela no Atlântico» - Comandante José Manuel Malhão Pereira (Academia de Marinha)
· «Que vê Cristóvão Colon quando chega a Cascais?» - Dr. Severino Rodrigues (Câmara Municipal de Cascais)
· «De Santa Maria (Açores) a Cascais ­ a tempestade e a matemática» - Engº Carlos Calado (Pres. Associação Cristóvão Colon)
· Direcção do colóquio e debate: Prof. Doutor Carlos Margaça Veiga (Academia Portuguesa da História)

7/3: LISBOA, Palácio da Independência (Largo S. Domingos), 17.30h
· «Cristóvão Colombo e a Madeira: antecedentes e consequências da primeira viagem às Antilhas em 1492» - Coronel Prof. Rui Carita
(Comissão Portuguesa de História Militar)
· «Diz-me com quem andas, dir-te-ei quem és ­ a propósito dos encontros de Colon» - Dr. João Abel da Fonseca (Academia Portuguesa da
História)
· Direcção do colóquio e debate: General Alexandre de Sousa Pinto (Pres. Comissão Portuguesa de História Militar)

9/3: VALE DO PARAÍSO (Azambuja), Casa `Colombo', 15.30h
· «O encontro entre D. João II e Cristóvão Colon» - Profª Doutora Manuela Mendonça (Pres. Academia Portuguesa da História)
· Direcção do colóquio e debate: Engº Carlos Calado (Pres. Associação Cristóvão Colon)
Visita guiada (Dr. José Machado Pereira ­ Câmara Municipal de Azambuja) ao Centro de Interpretação da Casa `Colombo' e à Igreja de
Nossa Senhora do Paraíso, das Comendadeiras de Santos, após a Conferência .

10/3: VILA FRANCA DE XIRA, Auditório da Junta de Freguesia V.F.Xira, 15.30h
· «As razões da vinda de Cristóvão Colon a Lisboa e suas implicações diplomáticas» - Prof. Doutor Humberto Mendes de Oliveira (Comissão
Portuguesa de História Militar)
· «A visita de Cristóvão Colon à Rainha Dona Leonor» - Dr. Carlos Fontes (convidado pela Associação Cristóvão Colon)
· Direcção do colóquio e debate: Prof. Doutor Carlos Margaça Veiga (Academia Portuguesa da História)
11.00h: Visita guiada (Padre Henrique Pinto Rema ­ Academia Portuguesa da História) ao Convento de Santo António da Castanheira,
complementada na sessão da tarde
 (livre, sujeita a inscrição prévia até 7/3 para o e-mail )

14/3: LISBOA, Academia de Marinha (Rua do Arsenal), 17.30h
· «As viagens de Colombo e a náutica portuguesa de Quinhentos» - Comandante Luís Jorge Semedo de Matos (Academia de Marinha)
· «Relação de Cristóvão Colombo com D. João II» - Prof. Doutor José Manuel Garcia (Academia de Marinha)
· Encerramento do ciclo de conferências
· Direcção do colóquio e debate: Almirante Nuno Vieira Matias (Pres. Academia de Marinha)
·Exposição bibliográfica "Colon na Academia de Marinha"

Pode descarregar o programa clicando aqui.

segunda-feira, 25 de fevereiro de 2013

Azulejo de Toledo


Dedicado ao antipopulista Pacheco Pereira.


(O texto só tem um defeito: está escrito naquela língua de trapos.)



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Como reduzir despesa e aumentar receita

Heduíno Gomes

Circula, entre muitos, mais um texto com várias sugestões de cortes na despesa e aumento da receita. Poderá eventualmente este texto não ser rigoroso ou viável em algum ponto. Mas, no seu conjunto, não deixa de ser pertinente.

Diríamos mesmo que há cortes em que poderia ir ao fundo da questão.

Por exemplo, aponta o corte de 50% no subsídio aos partidos. Porque não 100%? Que obrigação têm os contribuintes de financiar associações privadas? Que legitimidade têm essas associações privadas para receber uma ajuda quando se revelam associações de interesses privados, quando não associações de malfeitores? Será a paga por, em conjunto com outras associações, subterrâneas, terem conduzido Portugal a esta situação?

Por exemplo, em relação ao funcionamento da Assembleia da República, porque não concebe-lo em moldes de participação gratuita dos seus deputados (não é inédito…) excepto nos seus serviços permanentes?

Vejamos então o conjunto das sugestões desse texto.


Esta cambada fica-nos cara.
Querem melhor receita para sobrevivermos em 2013 ?!...

Propostas de alternativa à austeridade, que tudo está a mirrar, isto no que toca a corte de despesa nas ditas gorduras.

Por isso
:

– Reduzam 50% do 
orçamento da Assembleia da República e vão poupar +- 43.000.000,00€.

– Reduzam 50% do 
orçamento da Presidência da República e vão poupar +- 7.600.000,00€.

– Cortem as 
subvenções vitalícias aos políticos deputados e vão poupar +- 8.000.000,00€.

– Cortem 30% nos 
vencimentos e outras mordomias dos políticos, seus assessores, secretários e companhia e vão poupar +- 2.000.000.00€.

– Cortem 50% das 
subvenções estatais aos partidos políticos e pouparão +- 40.000.000,00€.

– Cortem, com rigor, os apoios às 
fundações e bem assim os benefícios fiscais às mesmas e irão poupar +- 500.000.000,00€.

– Reduzam, em média, 
1,5 vereador por cada câmara e irão poupar +- 13.000.000,00€.

– Renegociem, a sério, 
as famosas parcerias público privadas e as rendas energéticas e pouparão + 1.500.000.000,00€.

Só aqui nestas «coisitas», o País 
reduz a despesa em mais de 2 mil e cem milhões de euros.

Mas nas receitas também se pode melhorar e muito a sua cobrança
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– Combatam eficazmente a tão desenvolvida 
economia paralela e as Receitas aumentarão mais de 10.000.000.000,00€.

– Procurem e realizem 
o dinheiro que foi metido no BPN e encontrarão mais de 9.000.000.000,00€.

– Vendam 
200 das tais 238 viaturas de luxo do parque do Estado e as receitas aumentarão +- 5.000.000,00€.

– Façam o mesmo a 
308 automóveis das câmaras, 1 por cada uma, e as receitas aumentarão +- 3.000.000,00€.

– Fundam a 
CP com a Refer e outras empresas do grupo e ainda com a Soflusa e pouparão em Administrações +- 7.000.000,00€.

Nestas «coisitas» 
as receitas aumentarão cerca de vinte mil milhões de euros, sendo certo que não se fazem contas à redução das despesas com combustíveis, telemóveis e outras mordomias, por força da venda das viaturas, valores esses que não são desprezíveis.

Sendo assim, é ou não possível, reduzir o défice, reduzir a dívida pública, injectar liquidez na economia, para que o País volte a funcionar ?

Há, ou não há, alternativas
 ?



Façam circular pelos vossos amigos.


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domingo, 24 de fevereiro de 2013

O Papa Bento XVI tem feito
uma «limpeza no episcopado», diz Núncio


O Núncio Apostólico no Cazaquistão, Tajiquistão e Quirguistão, o arcebispo espanhol Miguel Maury Buendía, destacou o que o Papa Bento XVI tem feito durante o seu Pontificado «uma limpeza no episcopado» convidando mais de um bispo por mês em todo mundo a demitir-se por razões de má administração de contas e faltas contra a disciplina ou a moral.

«Este Papa demitiu dois ou três bispos por mês em todo o mundo por razões como a confusão nas contas nas dioceses ou a disciplina era um desastre. Ele fez uma limpeza no episcopado. (...)

O Núncio ia ao bispo e dizia-lhe «o Santo padre pede-lhe que pelo bem da Igreja renuncie ao seu cargo». Quase todos os bispos, ante o pedido do Papa, viam o desastre e aceitavam o convite.O Núncio explica que «houve dois ou três casos de bispos que disseram não, então o Papa demitiu-os sem mais explicações».

Assim referiu o prelado durante a conferência «O papel da diplomacia vaticana nas relações internacionais» dada na quarta-feira, dia 20, na Universidade CEU San Pablo, em Espanha.

Dom Maury Buendía assegurou que recebeu «com surpresa» a decisão do Papa Bento XVI de renunciar destacando que isto é um exemplo «para todos os políticos do mundo que se agarram ao poder com todas as forças» e alguma coisa que «os grandes homens sempre fizeram».

«Eu vi como o Papa se ia desgastando e pensei como seria a sua viagem ao Brasil, mas não pensei que tomaria a decisão que tomou», referiu o arcebispo, indicando que «a vida da Igreja continuará».

Quanto ao futuro, Dom Maury referiu que o facto de o Papa vir de um país ou de outro é importante «até certo ponto» e explicou que o centro ainda está na Europa.

«O que sucede é que a Igreja não evolui com saltos mas brandamente e o centro ainda está na Europa. Se nomearem um americano, isso não é relevante porque estará mais preocupado com os problemas da América», especificou.

Sobre o Colégio Cardinalício que deverá escolher um novo Papa, o Núncio referiu«que este parece ser o melhor sistema para escolher um Papa». Anteriormente, nos primeiros séculos da Igreja, conforme indicou, escolhia-se por aclamação do povo, passando-se logo ao sistema de reuniões entre os cardeais para eleger o pontífice.

A diplomacia vaticana

Sobre a diplomacia do Vaticano, o Núncio distinguiu que é «a mais antiga do mundo» pois teve início no século IV quando o imperador de Bizâncio começou a enviar embaixadores, e explicou que foi no século XVI que tomou o formato que tem agora. Concretamente, apontou que as primeiras nunciaturas que foram as de Veneza e Roma.

Além disso, precisou que, assim como ocorreu com as universidades impulsionadas pela Igreja Católica cujos modelos foram depois adoptados pelos Estados, assim aconteceu com a diplomacia, começou-se a estabelecer uma rede de contactos diplomáticos graças à Igreja, que chegaram até agora.

Dom Maury Buendía referiu que a diplomacia vaticana, conta com 105 núncios creditados perante 172 países, «não procura nenhum privilégio» para os fiéis mas «garantir a sua liberdade».


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sábado, 23 de fevereiro de 2013

sexta-feira, 22 de fevereiro de 2013

La Repubblica associa resignação papal
a «relatório demolidor»


Pedro Duarte no Diário Económico, 21.02.2013
O diário italiano «La Repubblica» noticia hoje que na base da renúncia de Bento XVI estará um relatório sobre a corrupção na Igreja.

No passado dia 17 de Dezembro, Bento XVI terá recebido um «relatório demolidor» de 300 páginas, elaborado por três dos mais experientes cardeais do Vaticano, relativamente à investigação sobre os documentos roubados da residência do Sumo Pontífice, adianta a edição de hoje do «La Repubblica».

Segundo o jornal, o documento diria que poderão ser revelados muitos escândalos sobre as lutas de poder dentro da Cúria romana, desvios de dinheiro e a verdadeira força do poder do «lobby gay» na Igreja, informações que seriam tão «demolidoras» que convenceram o Papa a decidir que o melhor caminho a seguir seria o de deixar o cargo, de modo a permitir que um Pontífice mais novo e enérgico tome o poder no Vaticano e leve a cabo uma «limpeza profunda» da Igreja.

«Tudo gira em torno da observação do sexto e sétimo mandamentos: não cometerás actos impuros e não roubarás», disse ao periódico uma fonte «muito próxima» dos autores do relatório.

O «La Repubblica» recorda um escândalo que estalou em 2010, quando foi descoberto que um membro do coro da Capela Musical da Basílica Papal de São Pedro no Vaticano, o nigeriano Chinedu Eheim, oferecia serviços sexuais com menores, incluindo seminaristas, e que estes tinham lugar tanto em Roma como dentro das paredes do próprio Vaticano.

«Existe uma rede transversal unida pela orientação sexual. Pela primeira vez, a palavra ‘homossexualidade' foi pronunciada e lida em voz alta a partir de um texto no apartamento de Ratzinger. E pela primeira vez foi falado, embora em Latim, sobre a palavra ‘chantagem'(‘Influentiam')», lê-se no texto do jornal, que cita as revelações que os cardeais teriam feito ao Papa durante a apresentação secreta das suas conclusões finais.

Como consequência, prossegue o «La Repubblica», Bento XVI decidiu demitir-se, afirmando que «este relatório deve ser entregue ao próximo Papa, que deverá ser bastante forte, jovem e santo para poder enfrentar o trabalho que o espera».

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Socialistas catalães querem a resignação
do rei Juan Carlos


O responsável do Partido Socialista Catalão (PSC), Pere Navarro, defende que o rei Juan Carlos abdique e que o seu filho, o Príncipe das Astúrias, o substitua liderando o que denominou de «segunda transição».

«Seria uma transição tranquila e que responderia às necessidades do nosso tempo», afirmou Navarro, para quem Felipe de Borbón poderia encabeçar as «profundas mudanças e modernização» que, considerou, Espanha precisa.

«Caso contrário, muitos cidadãos poderiam achar que a alternativa seria mudar o próprio sistema monárquico, e penso que não lhes faltaria razão se não houver uma reacção a tempo», afirmou, perante uma centena de empresários na Câmara de Comércio de Barcelona.

De recordar que Iñaki Urdangarin, marido da infanta Cristina, é acusado de usar a sua influência na família real para negócios particulares. Uma troca de «mails», entretanto divulgada pela comunicação social espanhola, parece deixar claro que o próprio rei estaria ao corrente dos negócios do genro.


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Bispo Azevedo: a Lusitânia já o topava…


Ler o artigo até ao fim, mesmo a última frase:

segunda-feira, 18 de fevereiro de 2013

A Turquia está deixando o Ocidente?

Daniel Pipes
 
As recentes medidas tomadas pelo governo turco indicam a sua disposição em livrar-se do clube das democracias da OTAN em favor do gangue dos estados autoritários russo e chinês.

Eis porque:

Começando em 2007, Ancara solicitou três vezes, sem sucesso, participar como Membro Visitante da Organização para a Cooperação de Xangai (ou SCO, informalmente conhecida como Xangai Cinco). Fundada em 1996 pelos governos russo e chinês, juntamente com três países da Ásia Central Soviética (com a afiliação de mais um em 2001), a SCO recebeu pouquíssima atenção no Ocidente, embora tenha espectaculares ambições sobre segurança entre outras, incluindo a possível criação de um cartel de gás. Além disso, oferece uma alternativa ao modelo Ocidental, desde a OTAN, passando pela democracia, indo até à substituição do dólar americano como moeda de reserva. Após as três rejeições, Ancara solicitou o status de «Parceiro de Diálogo» em 2011. Em Junho de 2012, obteve a aprovação.
Passado um mês, o primeiro ministro turco Recep Tayyip Erdoğan referiu-se a respeito da sua conversa com o Presidente da Russia Vladimir Putin da seguinte maneira, «Vamos, aceite-nos no Xangai Cinco [como membro pleno] e nós iremos reconsiderar a União Europeia.» Erdoğan reiterou a intenção em 25 de Janeiro, realçando o impasse nos esforços turcos em se filiar à União Europeia (UE): «na qualidade de primeiro ministro de 75 milhões de pessoas», explicou, «começa-se a procurar alternativas. Por esta razão eu disse ao Sr. Putin um dia destes, «Aceite-nos no Xangai Cinco, vamos lá, e diremos adeus à UE». Porque protelar»? Adiante acrescentou que a SCO «é muito melhor, muito mais poderosa [que a UE] e compartilhamos os mesmos valores dos demais membros».

Em 31 de Janeiro, o ministério das relações exteriores anunciou planos para a promoção para «Estado Observador» na SCO. Em 3 de Fevereiro Erdoğan reiterou a sua afirmação anterior, dizendo «iremos procurar alternativas», tecendo elogios ao «processo de democratização» do grupo de Xangai, ao mesmo tempo menosprezando a «islamofobia» europeia. Em 4 de Fevereiro, o Presidente Abdullah Gül contra-atacou, declarando que «a SCO não é uma alternativa à UE. ... A Turquia deseja adoptar e implementar os critérios da UE».
Como interpretar tudo isto?

O faz de conta da SCO enfrenta obstáculos significativos: Se por um lado Ancara lidera os esforços para derrubar Bashar al-Assad, a SCO apoia com firmeza o líder sitiado da Síria. As tropas da OTAN acabaram de chegar à Turquia afim de operarem as baterias de mísseis Patriot com o objectivo de proteger o país dos mísseis sírios fabricados na Rússia. Mais importante ainda, todos os seis membros da SCO opõem-se veementemente ao islamismo abraçado por Erdoğan. Quem sabe, por isso mesmo, Erdoğan tenha mencionado a filiação à SCO somente com o intuito de pressionar a UE ou para mostrar uma retórica simbólica aos seus partidários.
Ambas as possibilidades são válidas. Mas eu considero os seis meses de namorico com seriedade por três razões. Primeira, Erdoğan já comprovou que é directo, levando o respeitado colunista, Sedat Ergin, a chamar à sua declaração de 25 de Janeiro a «mais importante» proclamação de política externa até hoje.

Segundo, conforme destaca o colunista turco Kadri Gürsel, «Os critérios da UE exigem democracia, direitos humanos, direitos sindicais, direitos das minorias, igualdade entre os sexos, distribuição equitativa de renda, participação e pluralismo na Turquia. A SCO como uma união de países governados por ditadores e autocratas não poderá exigir nenhum dos critérios acima para a filiação». Diferentemente da União Europeia, os membros da Xangai não irão pressionar Erdoğan a liberalizar o seu País e sim incentivar as suas tendências ditatoriais que já amedrontam tantos turcos.

Terceiro, a SCO encaixa-se no impulso islamista de desafiar o Ocidente e sonhar com uma alternativa. A SCO, tendo como idiomas oficiais o russo e o chinês, abriga o DNA anti-ocidental e nas suas reuniões transbordam sentimentos anti-ocidentais. Por exemplo, quando o presidente do Irão Mahmoud Ahmedinejad proferiu um discurso ao grupo em 2011, ninguém repeliu a sua teoria conspiratória em relação ao 11 de Setembro ter sido uma trama interna do governo dos EUA usada «como justificativa para invadir o Afeganistão e o Iraque ferindo mais de um milhão de pessoas». Vários defensores repercutem o analista egípcio Galal Nassar na esperança que em última instância a SCO «terá a oportunidade de resolver a disputa internacional a seu favor». Por outro lado, conforme observou uma autoridade japonesa, «A SCO está a tornar-se um bloco rival da aliança dos EUA. Ela não compartilha os nossos valores».

As medidas turcas a favor da filiação no grupo de Xangai, realça a já ambivalente filiação de Ancara à Organização do Tratado do Atlântico Norte, incisivamente simbolizada pelas inéditas manobras conjuntas turco-chinesas de 2010. Dada esta realidade, a Turquia de Erdoğan não é mais um parceiro confiável do Ocidente mas sim informante no seu refúgio sagrado. Se não for expulso, deveria ao menos ser suspenso da OTAN.


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domingo, 17 de fevereiro de 2013

Fraco consolo: O buraco da agulha


Pedro Mexia
Vem em todos os sinópticos, mas escolho o de Mateus, cobrador de impostos: «E eis que se aproximou dele um jovem, e lhe disse: Mestre, que bem farei para conseguir a vida eterna? Respondeu-lhe ele: (...) guarda os mandamentos. (...) Disse-lhe o jovem: Tudo isso tenho guardado; que me falta ainda? Disse-lhe Jesus: Se queres ser perfeito, vai, vende tudo o que tens e dá-o aos pobres, e terás um tesouro no céu; e vem, segue-me. Mas o jovem, ouvindo essa palavra, retirou-se triste; porque possuía muitos bens. Disse então Jesus aos seus discípulos: Em verdade vos digo que um rico dificilmente entrará no reino dos céus. E outra vez vos digo que é mais fácil um camelo passar pelo fundo duma agulha, do que entrar um rico no reino de Deus».

Tive uma educação católica, e nunca me esqueci desta passagem. Nos últimos tempos, penso nela com frequência. Porque temos visto o dinheiro, que é uma coisa, tornar-se um deus. É cómodo acusar «o capitalismo» desse endeusamento, mas escritores de todas as épocas e de todas as sociedades, incluindo as pré-capitalistas e as anticapitalistas, contam que o dinheiro é um obstáculo à vida recta. Não me refiro ao dinheiro enquanto fonte de sustento, conforto, gozo, o dinheiro que todos queremos ter, porque precisamos dele; estou a pensar no dinheiro das fortunas, aquele que mantém uma relação umbilical com a cupidez e a avareza.

Quando o jovem rico pergunta a Jesus como fazer para ganhar o Céu, Jesus diz-lhe que siga os mandamentos, e acrescenta um último mandamento, que completa os outros. Os discípulos, escreve Mateus, «ficaram grandemente maravilhados» com esta resposta. Pedro pergunta: e quem seguiu Jesus e deixou tudo para trás, será recompensado? Jesus garante: «(...) todo o que tiver deixado casas, ou irmãos, ou irmãs, ou pai, ou mãe, ou filhos, ou terras, por amor do meu nome, receberá cem vezes tanto e herdará a vida eterna. Entretanto, muitos que são primeiros serão últimos; e muitos que são últimos serão primeiros». É uma recompensa material, multiplicadora, e uma recompensa espiritual, eterna. Mas o mais importante não é isso, são as últimas palavras, que têm perturbado tantos crentes e não-crentes: «muitos que são primeiros serão últimos; e muitos que são últimos serão primeiros».

O dinheiro é o combustível de uma mentalidade mal crismada como darwinismo (porque não é de todo devida ao naturalista britânico). Uma mundividência estritamente competitiva que decreta que apenas os primeiros são primeiros, estando por isso dispensados de empatia face aos segundos e aos últimos. Crimes recentes cometidos por «ricos» (gestores, banqueiros, oligarcas), mostram-nos que eles não pertencem a uma espécie diferente, mas que foram tomados por aquele frenesim de quem vive apenas da compra e venda, de acções e obrigações, dividendos e mais-valias. Não é preciso subscrever os ideais marxistas para verificar como são lúcidas as páginas dos «Manuscritos Económico-Filosóficos» em que Marx estuda o dinheiro enquanto «fetiche» que corrói as relações humanas, na medida em que lhes atribui um valor, ou antes, um preço. E isso aconteceu inclusive em sociedades socialistas, porque o dinheiro, o dinheiro-fortuna, dificulta a noção de comunidade e a compreensão de uma igual dignidade humana.

É por isso que a Bíblia está cheia de advertências quanto ao dinheiro: o sermão que declara os pobres bem-aventurados, o episódio da redenção de Zaqueu, e, claro, os paradoxos de uma divindade nascida de um carpinteiro. Em vinte séculos, essa suspeita face ao dinheiro não resistiu a grandes incoerências, mas também deu azo a propostas ousadas como o monaquismo, o franciscanismo, a condenação da usura. Há pouco mais de cem anos, surgiu mesmo um elaborado pensamento de justiça social que religa o dinheiro, enquanto bem individual, a um bem-comum. Esse corpo de doutrinas, confesso, soou-me diversas vezes demasiado pio e ingénuo; mas sinto falta dele agora, de tal forma se perdeu a vergonha face à desigualdade.

Toda a questão é, aliás, bastante teológica. A famosa divisa «greed is good» transforma-se facilmente em «greed is god». Porque o dinheiro, explicou Georg Simmel na sua «Filosofia do Dinheiro» é fungível, e portanto vale mais do que todos os bens que pode adquirir. O dinheiro desmaterializa-se, como se fosse um espírito, e reina sobre tudo. Dos galeões que se afundavam no regresso das Américas com excesso de metais preciosos aos credit default swaps, as pessoas fizeram e fazem o possível por adorar um deus muito além das suas necessidades. Porém, o actual ódio aos ricos é tanto uma forma de ressentimento como de optimismo moral: os cidadãos revoltam-se contra uns terem muito e outros pouco, e atribuem aos ricos fraquezas que são na verdade forças do dinheiro. O dinheiro, que nem sempre é uma queda, é sempre uma vertigem. Vários homens ricos perderam essa batalha com a sua consciência, mas quem garante que a ganhava?

Para o bem e para o mal, a minha educação católica tem-me ajudado a manter viva uma desconfiança face ao dinheiro, ao dinheiro-fortuna, o dinheiro que se torna um «espírito» e que faz das pessoas coisas. É impossível que Jesus usasse por acaso uma imagem tão desapiedada e brutal: um animal que tenta em vão passar pelo buraco da agulha.


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Leitor deixou um novo comentário na mensagem

«As tretas dos nossos intelectuais: Lobo Antunes»
O lobinho Antunes foi do meu batalhão. Era médico e fez um aborto: o livro dele. Nem merece mais respostas pois nunca houve pontos ou assassinato de inimigos. Quantas vezes dei da minha ração de combate aos miúdos que nos seguiam sempre? Fico triste por ver que alguém para vender livros tenha de enxovalhar o nome do País. A propósito, quem era o 2300 e qual a tua relação com ele? O 2300 veio para a metrópole evacuado por ser invertido.

«As tretas dos nossos intelectuais: Lobo Antunes»